BALADE ENTRE CIEL ET MER

Ce week-end, nous avons emmené un ami visiter le site de Paulilles, commune de Port-Vendres. Cette anse protégée depuis plusieurs années, a été aménagée sur le site de l’ancienne fabrique NOBEL pour le plus grand bonheur des plagistes et des promeneurs . Le jardin de ce qui était alors la maison du Directeur est merveilleusement entretenu. De nombreuses espèces végétales, des palmiers, des figuiers, une fontaine au pied d’un grand escalier font de ce lieu une petite alhambra en pays catalan. Il offre un espace de fraîcheur sous les voûtes des arbres pour ceux qui souhaitent accéder à la plage principale. Si vous prenez le chemin à droite, une fois le tunnel franchi, vous parviendrez à la plage du Fourat après avoir longé les vignes. C’est ce que nous avons fait. La plage est plus sauvage, permissive. Ici les chiens sont admis.

Puis nous avons continué sur le sentier côtier en direction de Banyuls-sur-Mer. Nous grimpons dans les rocailles, nous élevant au dessus de la mer. En contrebas, une plage encore plus sauvage, difficilement accessible au pied de la falaise. Réservée aux plus téméraires.

Courbée sous le vent, la végétation s’accroche à la roche ; elle nous invite à faire de même. Romarin, genêt d’Espagne, grande amourette, galactique élégant, centranthe rouge, liseron, thym sauvage, vipérine commune, asphodèle blanc, toutes ces espèces sont en fleur.

D’ici deux mois, écrasées par la chaleur de Juillet, ces plantes résisteront attendant le prochain orage. A cette heure, elles s’épanouissent au soleil, gorgées des pluies salutaires d’avril.

Asphodèle blanc, espèce protégée
Crédit photos Jan Steuperaert

Ma préférée, c’est la grande amourette. Déjà son nom annonce le bonheur. Enfant, j’en faisais des bouquets alors que mes parents récoltaient  les abricots sur le piémont des Albères. J’aime ses clochettes blondes et fragiles qui bruissent sous le vent.

Grande amourette ou grande brize

La vue est splendide. Derrière nous, l’anse de Paulilles, le phare du Cap Béar disparaissent bientôt. Banyuls s’offre à nous.

Les figuiers de Barbarie n’ont pas peur du vide. Ancrés dans la falaise, ils surplombent la mer.

Dès le début de la balade, le rossignol au chant facilement reconnaissable exerce notre oreille. Maintenant, nous voilà plus experts. Dans les pins, chante une alouette à moins que ce ne soit un cochevis. Un chardonneret prend la pose sur un piquet de vigne. Plus bas, un serin cini en tenue de camouflage lisse ses plumes dans un « peu de gall »*. Les oiseaux n’ont pas tous disparus.

Chardonneret
Crédit photos Jan Steuperaert

Après les avoir observés, nous les quittons à regret pour accéder à la plage St Elme survolée par les goélands.

Nous sommes arrivés. 1h05 de balade entre ciel et mer.

* un peu de gall  (prononcer péou de gaï) -expression en catalan signifiant pied de coq- est un fossé creusé en bas de la vigne en paliers pour recueillir l’eau des rigoles.

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